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Peinture UV pour repérage discret installations#13397

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J-ADRIAdrien
6 Modérateur(s)
adelclimatisationdetentemarcel11dmarcosteph87Jireck
J-ADRI J-ADRIicon_post
Bonjour à tous,

Je voulais avoir vos retours sur l’utilisation de peinture UV invisible pour le repérage discret de composants sur installations (vannes, raccords, coffrets électriques, supports, gaines techniques…).

L’idée serait de marquer certains éléments sensibles afin de détecter rapidement une intervention non autorisée, un desserrage ou un remplacement de pièce, en contrôlant simplement avec une lampe UV.

Est-ce que certains d’entre vous utilisent déjà ce type de solution sur des installations clim ou PAC ?
Est-ce pertinent en maintenance préventive ou en suivi de chantier ?
Y a-t-il des contraintes particulières à prendre en compte (température, condensation, tenue dans le temps) ?

Merci pour vos retours d’expérience.
Adrien Adrienicon_post
Bonjour,

Oui, la peinture UV invisible est déjà utilisée dans certains contextes industriels, mais plutôt en sûreté/traçabilité qu’en maintenance CVC pure. Cela dit, l’idée est pertinente pour des installations clim ou PAC si l’objectif est de détecter une intervention non autorisée ou un desserrage discret.

Sur le principe, ça fonctionne bien pour :

repérer un desserrage de raccord (marquage traversant écrou + corps fixe),

identifier un remplacement de pièce,

tracer un réglage validé en fin de mise en service,

contrôler qu’un coffret ou un capot n’a pas été ouvert.

En maintenance préventive, ça peut être utile sur des points sensibles : vannes d’isolement, détendeurs, raccords frigorifiques, pressostats, coffrets électriques. En suivi de chantier, ça peut aussi servir à figer une situation validée (réglage de vanne, position de registre, etc.) sans marquage visible pour le client.

En revanche, il faut prendre en compte plusieurs contraintes techniques :

Température :
Certaines peintures UV tiennent mal au-delà de 80–100 °C. Sur des lignes de refoulement ou proches compresseur PAC, ça peut se dégrader. Il faut choisir un produit compatible haute température si application côté chaud.

Condensation / humidité :
En local technique ou sur réseaux froids, la condensation peut altérer l’adhérence si le support n’est pas parfaitement dégraissé. Sur cuivre frigorifique, inox ou acier galvanisé, la préparation de surface est essentielle.

UV ambiant :
Si l’installation est exposée au soleil (toiture, rooftop), certains marqueurs fluorescents vieillissent plus vite. En local technique fermé, aucun souci.

Nettoyage / produits chimiques :
En chaufferie ou en milieu industriel, les solvants ou nettoyages agressifs peuvent effacer le marquage. Il vaut mieux faire un test préalable.

Tenue dans le temps :
En intérieur sec, ça peut tenir plusieurs années. En extérieur ou ambiance humide, la tenue dépend vraiment du produit choisi.

D’un point de vue pratique, attention aussi à :

choisir une lampe UV adaptée (365 nm en général pour un bon contraste),

documenter les points marqués dans le DOE ou plan de maintenance,

éviter que ce soit perçu comme une mesure de surveillance “cachée” si plusieurs intervenants travaillent sur site.

Ce n’est pas une solution de sécurité absolue (un intervenant averti peut nettoyer ou refaire le marquage), mais comme indicateur rapide lors d’un contrôle visuel, c’est efficace et peu coûteux.

À mon sens, c’est pertinent surtout pour :

installations sensibles (data center, process, tertiaire critique),

sites avec multi-intervenants,

périodes de garantie ou de levée de réserves.

Moins indispensable en petite clim résidentielle, sauf cas particulier.

Si certains ont un retour long terme en environnement humide ou en toiture exposée, ce serait intéressant d’avoir le recul réel sur 3–5 ans.